Le synthétiseur
Le son venu d'ailleurs.
Le synthétiseur était à l'origine un appareil électronique exploitant une ou plusieurs sources d'ondes électriques pour ensuite les modifier par synthèse additive, soustractive, modulation de phase, etc. Il s'agissait donc d'un appareil analogique, aujourd'hui généralement supplanté par les synthétiseurs numériques qui traitent les caractéristiques d'un son numérisé. Les instruments analogiques demeurent encore employés de nos jours, mais sont désormais minoritaires.![]()
Les premiers synthétiseurs furent conçus au début des années 20. Le thérémine, le tout premier synthétiseur né en 1917, présente la particularité de produire un son sans aucun contact avec l'instrumentiste par l'influence des mains de celui-ci sur un champ électromagnétique détecté par ses antennes. Bien qu'ayant reçu un succès d'estime, il ne sera jamais largement diffusé. Le succès des premiers synthétiseurs viendra des instruments à clavier, plus connus des musiciens, avec les ondes Martenot en 1928, puis l'orgue Hammond en 1935 et les synthétiseurs Moog à partir de 1964, par exemple. Plus récemment, des marques telles que Roland, Korg, Alesis ou Yamaha se sont imposées avec leurs modèles numériques, professionnels d'abord puis grand public. Le protocole Musical Instrument Digital Interface (MIDI) contribuera grandement à la diffusion des appareils numériques conjointement à la démocratisation de l'informatique dans les années 80.
D'innombrables modèles ayant été conçu et largement exploités dans tous les styles musicaux, il serait impossible de décrire toutes les innovations apportées au cours des dernières décennies. Les synthétiseurs sont toujours très largement employés aujourd'hui. La numérisation sonore par moyen informatique a notamment contribué à rendre les techniques de synthèse du son accessibles à tous grâce à des logiciels capables de reproduire des effets originellement analogiques sans nécessiter un important investissement financier.